Existe-t-il des liens entre sommeil et course à pied ?

Oui. Le fait d’avoir une activité physique aide à l’endormissement et permet un sommeil de meilleure qualité. Encore faut-il ne pas avoir d’activité physique trop tardive.

Le sommeil joue-t-il un rôle dans la performance ?

La fatigue physique et la fatigue psychique jouent un rôle sur la performance. La qualité du sommeil par définition est prépondérante dans la récupération musculaire, le relâchement des muscles, la sécrétion d’hormones de croissance et la capacité de concentration. Les sportifs de haut niveau dorment beaucoup. Au cours de courses de longue durée (ultras), il est important de savoir gérer son sommeil, notamment l’apprentissage de l’utilisation de phases de microsommeil.

La course à pied peut-elle nuire au sommeil ?

Un entrainement en fin de journée provoque une sécrétion tardive de catécholamines endogènes (noradrénaline, adrénaline), de cortisol, de neurotransmetteurs excitants qui retardent la venue d’un état propice à l’endormissement. De plus, l’augmentation de température corporelle de l’effort va à l’encontre de l’apaisement nécessaire au sommeil. Par contre, le fait de mal dormir avant une compétition n’est pas contre-productif, d’autant que la plupart du temps on dort de manière hachée. La vraie nuit blanche est rare malgré nos sensations.

A-t-on besoin de dormir plus si on court beaucoup ?

On a besoin d’une plus grande récupération, qui est d’ailleurs meilleure en début de nuit (sommeil profond plus long au cours des premiers cycles, en comparaison de celui des cycles du matin, plus riches en sommeil paradoxal, moins réparateur). Il est donc préférable de se coucher plus tôt.

Notre expert : David Popesco

David Popesco est anesthésite-réanimateur chirurgical, médecin du sport, entraîneur hors stade second degré et coureur d’ultras.