1. Une visite chez le médecin s’impose-t-elle quand on débute ?

Pas forcément. Mais lorsque l’on adhère à un club et que l’on prend une licence fédérale, il y a un examen médical obligatoire. Par ailleurs, il est recommandé de faire un examen clinique avec électrocardiogramme de repos chez l’homme à partir de 40 ans et chez la femme à partir de 50 ans. Enfin, tout patient présentant une pathologie cardiaque et/ou respiratoire devrait bénéficier d’un examen clinique en débutant. La plupart des morts subites survenant en cours d’activité sportive chez l’adulte après 35 ans sont principalement dues à des problèmes de vaisseaux coronaires (les artères qui irriguent le cœur). L’examen clinique permet de repérer certaines maladies cardiaques.

2. Quelles pathologies peuvent empêcher la course à pied ?

De nombreuses maladies osseuses, articulaires (arthrose de la hanche et des genoux, notamment), cardiaques (insuffisance cardiaque, anomalies congénitales, angine de poitrine avancée, maladie des valves cardiaques, par exemple), respiratoires (insuffisance respiratoire, notamment), endocriniennes (principalement l’obésité). Un bilan médical est nécessaire dès que l’on présente une pathologie, afin de vérifier l’absence de contre-indication à la course à pied. Mais l’activité physique, et notamment la course à pied, peut être bénéfique à certaines pathologies (asthme, insuffisance cardiaque modérée, diabète, par exemple) et peut limiter le risque d’apparition de ce type de pathologie.

3. Comment éviter les blessures ?

Il faut débuter progressivement, suivre des conseils d’entraînement, avoir des chaussures adaptées à sa morphologie, ne pas vouloir brûler les étapes. Il est important aussi de s’arrêter au moindre signe de tension, d’écouter son corps. Au mieux, s’inscrire dans un club pour être pris en charge par un entraîneur.

4. Est-il normal de se sentir plus fatigué quand on commence les entraînements ?

Bien entendu, le système cardiorespiratoire nécessite quelques séances pour s’adapter à ces nouveaux impératifs physiologiques (développement de la capacité d’éjection du cœur, tant en force qu’en volume, des capacités de recrutement des poumons), développement de la force musculaire. Il faut que l’organisme s’adapte progressivement à la consommation accrue en oxygène que représente une séance de course à pied.

5. Quels sont les bénéfices pour la santé d’une pratique régulière ?

Le bien-être (sécrétion d’endorphines, de dérivés cannabinoïdes), la protection cardiaque, la diminution du risque de maladies cardio-vasculaires, et ce d’autant plus que la course à pied est en général associée à un certain équilibre de vie, notamment alimentaire. On obtient aussi un meilleur tonus musculaire, avec chez les personnes âgées un meilleur contrôle de l’équilibre et moins de risques de chute. Un meilleur contrôle des sécrétions d’insuline et de la glycémie aussi, donc un bénéfice global pour l’organisme : baisse du cholestérol, régularisation de la pression artérielle, meilleur contrôle pondéral.

Notre expert : le Docteur David Popesco

À 45 ans, David Popesco est médecin anesthésiste-réanimateur chirurgical et médecin du sport installé à Périgueux. Il est aussi entraîneur course hors stade, en club (Périgueux Running), sur le Web, et ambassadeur Raidlight Dordogne. Ce coureur pratique entre trois et quatre séances hebdomadaires, avec une préférence pour les longues distances. À son actif : la CCC – plusieurs fois –, les 100 kilomètres de Belvès, les 100 kilomètres de Millau, le grand trail des Templiers, la SaintéLyon… Actuellement, il fait trois séances hebdomadaires, une séance de VMA, un footing en nature avec dénivelé, une sortie longue.

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