fréquence cardiaque
Courir avec sa fréquence cardiaque.

La fréquence des facteurs de risque cardiaque est presque similaire entre marathoniens et coureurs d’ultra-trail. Dans l’enquête de 2007 sur l’UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc), 2 % des coureurs sont des fumeurs actifs, 25 % d’anciens fumeurs, 11 % ont du cholestérol en excès, 3 % de l’hypertension, 1 % sont d’authentiques coronariens traités et 9 % ont des antécédents familiaux coronaires. De plus, un tiers d’entre eux n’a jamais fait d’électrocardiogramme, 47 % n’ont pas fait de test d’effort et 80 % n’ont pas fait d’échographie cardiaque… Ce qui laisse à penser que le certificat médical de non contre-indication à la pratique de la course est le plus souvent délivré sur le seul examen clinique et la bonne tête du coureur.

Ces chiffres diffèrent peu de ceux des marathons plus classiques, comme celui du Médoc que nous avons également étudié. Certains facteurs de risque ne peuvent pas changer. C’est le cas de l’âge (plus de 83 % des décès causés par des maladies cardiaques surviennent chez les personnes de 65 ans et plus), du sexe (les hommes sont non seulement plus touchés que les femmes par les maladies cardiaques, mais ces maladies sont aussi souvent plus mortelles chez les hommes) ou de l’hérédité (les maladies du cœur, l’hypertension, un niveau élevé de cholestérol, le diabète et même l’état de forme, tous ces éléments ont des composantes génétiques).

Le facteur génétique peut ainsi entrer pour 30 à 50 % dans la détermination d’un accident cardiaque. En revanche, le reste peut être mis sous contrôle. Pour ne pas laisser la génétique gérer seule votre état de santé et pour limiter la casse, courir est un moyen efficace. Mais il en existe d’autres.

Le tabagisme

Les fumeurs ont 2 à 4 fois plus de chance de souffrir de maladies cardiaques que les non-fumeurs. Si vous faites partie des 42 % de Français qui fument, il n’y a pas trente-six solutions : arrêtez !

Un taux élevé de cholestérol dans le sang

Lorsque le taux de cholestérol augmente, les risques de maladies cardiaques aussi. Prenez rendez-vous chez un nutritionniste pour qu’il vous conseille un autre régime alimentaire, plus faible en gras.

L’hypertension

L’hypertension augmente les risques d’attaque cardiaque et de problèmes aux reins. Évitez de trop saler vos plats et de manger des plats préparés car ils contiennent souvent trop de sel.

Une vie sédentaire

Des exercices réguliers diminuent les risques cardiaques en favorisant le contrôle du taux de cholestérol, du diabète et de l’obésité, tout en faisant baisser la pression artérielle. Courir 10 kilomètres par semaine est bien le strict minimum. En passant à plus de 25 kilomètres, vous entrez dans le groupe des personnes les plus en forme du monde. Oui, du monde ! Rien que pour ça, ça vaut le coup, non ?

Le surpoids et l’obésité

L’excès de poids augmente le travail que doit fournir le cœur pour un effort identique, ce qui peut plus facilement mener à des problèmes cardiaques mortels. Là encore, prenez rendez-vous chez un nutritionniste pour faire le point.

Le diabète

Le diabète augmente sérieusement le risque de problèmes cardio-vasculaires. Essayez de conserver un poids constant et raisonnable et évitez les sucres rapides.

Le stress

La manière dont vous réagissez au stress peut augmenter le risque de problèmes cardiaques. Essayez la méditation ou d’autres méthodes alternatives. Hum… La course à pied peut-être ?

L’alcool

Une consommation modérée d’alcool peut vraiment réduire le risque de maladies cardiaques. Trop boire peut, en revanche, faire augmenter la pression sanguine ainsi que le risque de problèmes cardiaques ou rénaux… sans oublier les risques d’obésité et la dépendance (alcoolisme).

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