Jennifer Beals est une coureuse (et aussi une dure à cuire)

Depuis ses débuts dans Flashdance, en 1983, Jennifer est apparue dans plus de 32 films.

Quand je travaillais sur la série The L World, à Vancouver, je courais 3 ou 4 fois par semaine, entre 5 et 10 kilomètres à chaque fois. Ce n’est pas facile d’être régulier à l’entraînement car, généralement, mon emploi du temps change sans arrêt.

Lors du tournage du Livre d’Eli, au Nouveau-Mexique, avec Denzel Washington et Gary Oldman, j’ai eu quelques scènes difficiles à tourner, des scènes physiques je veux dire, et je sais que ça ne se serait pas aussi bien passé si je n’avais pas été aussi en forme grâce à la course à pied.

Quand je suis chez moi à Los Angeles, je cours généralement dans Griffith Park, un très grand parc de près de 2 000 hectares, à l’est des montagnes de Santa Monica, dans le quartier de Los Feliz. La seule chose à laquelle je dois faire attention là-bas, ce sont les serpents à sonnette. J’en vois parfois traverser les chemins, à quelques mètres de moi.

J’ai pris conscience que je pouvais pratiquer des sports d’endurance le jour où j’ai donné naissance à ma fille sans demander la péridurale à l’hôpital. C’était long, dur, douloureux, mais j’ai tenu bon.

J’ai fait mon premier semi-marathon à Vancouver, au Canada, en juin dernier. Je voulais absolument faire moins que 2 h 15’ et j’ai fait moins de 2 heures (1 h 57’ 53”) ! Après coup, je me suis même dit que j’aurais pu faire mieux si j’avais mieux géré mon hydratation.

Pendant la course, ma fille de 3 ans me criait « lève les genoux, maman » ! Bien entendu, elle le faisait pile au moment où c’était le plus difficile. Mais bon, c’est ma fille n’est-ce pas… Donc j’ai pris sur moi et j’ai levé les genoux comme elle me le demandait !

Après la course, je lui ai montré ma médaille et je lui ai demandé si elle voulait jouer avec. Elle m’a répondu : « C’est gentil mais, non merci maman. Je jouerai avec la mienne quand j’en aurai une ! »

Je viens de Chicago et j’aimerais beaucoup faire le marathon là-bas. Mais le problème à Chicago, c’est la chaleur. Et je déteste la chaleur.

J’ai fait un 10 km pendant le tournage de The L World à Vancouver avec Mia Kishner, une autre actrice. À la fin de la course, j’avais encore envie de courir. J’imagine que ce n’est pas la même chose lors d’un marathon, si ?

Mia m’a même mise au triathlon. Elle avait déjà fait un sprint (750 m de natation, 20 km de vélo et 5 km en course à pied) et elle n’arrêtait pas de me dire : « Tu devrais essayer, tu devrais essayer… » Du coup, j’ai fait mon premier triathlon distance olympique en septembre, soit 1 500 m de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied. J’ai adoré. Vraiment !

Pour moi, courir, c’est synonyme de liberté. Plus je me sens libre et plus je cours vite d’ailleurs.

Certaines personnes se font des petit plaisirs pour se récompenser après une course, mais pour moi la récompense c’est la course en elle-même ! Mille fois mieux qu’une grosse pizza ou une bière !