Jusqu’à récemment, l’idée de voir une femme enceinte en train de courir pouvait choquer. Aujourd’hui, la communauté des coureurs soutient les futures mamans, même si certains considèrent toujours que courir pendant la grossesse est une activité irresponsable.
Si votre partenaire ou vous attendez un heureux événement, vous serez désireux de savoir ce qui est mieux pour maman et bébé. La bonne nouvelle ? Courir permet de garder la santé pendant la grossesse et garantit bien-être et sveltesse après l’accouchement. Par ailleurs, la gamme étendue de poussettes de running vous permet de courir avec bébé à partir de 6 mois. Que vous soyez futur papa ou maman ou considériez simplement l’idée, les pages qui suivent vous apporteront toutes les infos nécessaires avant et après l’arrivée de votre enfant.

Je cours actuellement 3 fois par semaine. Puis-je continuer pendant ma grossesse et, si oui, pendant combien de temps ?

Oui. Les professionnels de santé encouragent à faire de l’exercice pour maintenir une bonne condition physique et un poids sain, notamment parce que l’obésité pendant la grossesse est un problème de plus en plus fréquent. De nombreuses femmes auront couru pendant plusieurs semaines avant de découvrir qu’elles sont enceintes. Mais ne vous inquiétez pas, cela n’a pas d’incidence sur votre santé ni sur celle du bébé. Au contraire, rester active vous fait du bien à tous les 2. Cependant, ne courez que si vous vous en sentez capable. Vous allez sûrement être très fatiguée au cours du premier trimestre. Généralement, c’est au cours du trimestre suivant que les femmes « rayonnent » et ont beaucoup plus d’énergie. Lors du dernier trimestre, vous risquez d’éprouver une sensation inconfortable ; il sera alors temps de penser à inclure d’autres types d’exercices. Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas courir jusqu’à l’accouchement, si vous vous sentez bien. Le plus important est que vous restiez à l’écoute de votre corps. 

Y a-t-il des risques associés à la course pendant la grossesse ?

Le risque le plus important est la surchauffe. En effet, si votre température corporelle (déjà plus élevée au cours de la grossesse) augmente, il peut alors y avoir un risque pour le bébé. Vous pouvez cependant gérer celle-ci en limitant l’intensité des exercices. Si vous avez un cardiofréquencemètre, ne dépassez pas 75 % de votre capacité maximale. Sinon, gardez un rythme qui vous permet de parler et n’oubliez pas que votre vitesse peut varier en fonction des conditions extérieures et de votre état de fatigue. Assurez-vous d’être toujours hydratée et évitez les séances intenses à une allure soutenue, le fractionné ou encore la course par forte chaleur. Participez aux événements sportifs pour le plaisir, mais mettez la compétition sur pause. 

Soyez toujours à l’écoute de votre corps. Si vous perdez du sang ou si vous ressentez un étourdissement, des palpitations ou encore une douleur, arrêtez-vous et consultez un médecin. Contrairement aux croyances populaires, l’exercice n’est pas une cause majeure de fausse couche. Votre bébé ne sera ni secoué ni blessé si vous courez.

À partir du deuxième trimestre, votre ventre se dessine. Prenez alors en considération que votre centre de gravité a changé et que votre équilibre est mis à l’épreuve. Choisissez des parcours sans danger, en évitant les parcours de trail. Gardez en mémoire que l’hormone de grossesse qui circule dans votre corps assouplit vos articulations et vos ligaments pelviens en prévision de l’accouchement, et soyez consciente que cela peut augmenter le risque de blessure. Limitez enfin à 10 secondes les étirements après l’effort. 

La course peut-elle convenir à toutes les futures mamans ?

Il ne serait pas judicieux de commencer la course si vous n’avez jamais pratiqué cette activité ou si vous avez fait une longue pause. Il se peut que votre médecin vous le déconseille si vous avez eu des saignements ou si l’on vous a diagnostiqué une béance du col de l’utérus. Si vous avez des saignements vaginaux, des douleurs abdominales ou que votre bébé bouge différemment, arrêtez-vous et consultez votre médecin immédiatement. 

Mon partenaire n’est toujours pas persuadé des bienfaits de la course. Comment puis-je le convaincre ?

De nombreuses études révèlent que les femmes qui continuent à courir pendant la grossesse ont un travail plus court et plus supportable ainsi qu’un risque plus faible de complications à l’accouchement. 

Par ailleurs, des chercheurs ont également découvert que les femmes enceintes pratiquant un entraînement intense diminuaient le risque d’accouchement prématuré ; une autre étude a établi qu’elles avaient moins de risque de devoir recourir à la césarienne. Il est aussi reconnu que les mamans qui font de l’exercice modérément et régulièrement améliorent le développement neurologique de l’enfant et diminuent le risque d’obésité infantile. 

L’exercice peut aider le bébé à se placer correctement et la mère à surveiller la prise pondérale, mais aussi à booster son moral, un facteur très important pour lutter contre
la dépression prénatale.

Une récente étude américaine a également révélé que l’aérobic réduit les symptômes typiques de la grossesse tels que la nausée, les brûlures d’estomac et les crampes. 

Aurai-je besoin d’un nouvel équipement adapté à mes changements physiques ?

Il existe des tenues sportives de maternité qui vous aideront à vous sentir à l’aise une fois que vous aurez étiré vos Lycra habituels. De nombreuses marques proposent des tenues de yoga parfaitement adaptées. D’autres encore des tee-shirts, des vestes ou des pantacourts et leggings avec ceinture en partie sans coutures.

Votre tour de poitrine va augmenter tout au long de la grossesse et vous risquez de ressentir une gêne. Mesurez-le régulièrement et investissez dans une brassière de sport qui vous procurera un soutien et un amorti à toute épreuve. Les marques Anita Active, ZSport et Shock Absorber ont chacune à leur catalogue des soutiens-gorge adaptés au running.

La prise pondérale et les changements de posture inhérents à la diffusion de l’hormone relaxine peuvent faire augmenter votre pointure et causer une surpronation. Prenez avec vous une gourde d’eau sur le parcours, même si vous n’y êtes pas habituée. Un simple cardiofréquencemètre peut également vous être d’une aide précieuse pour contrôler l’intensité de votre effort.

J’éprouve des difficultés à courir avec mon gros ventre. Comment puis-je
garder la ligne ?

Le cross-training est un moyen efficace pour que vous ne preniez pas plus de poids que nécessaire et renforciez votre endurance. Il vous aidera aussi à retrouver la ligne après avoir accouché. Évitez de faire du vélo en fin de grossesse car vous pourriez tomber. Quant au vélo elliptique, il risque de trop solliciter le bassin et les hanches. 

La marche est aussi une bonne alternative. La natation, quant à elle, est une activité parfaite pour tout le corps, qui vous garde au frais en soutenant vos articulations. De simples exercices avec des poids légers peuvent vous aider à développer votre endurance en prévision de l’accouchement. Il est aussi conseillé d’effectuer des exercices du plancher pelvien pendant toute la grossesse et de rejoindre un cours de Pilates ou de yoga prénatals, qui vous permettent de garder la ligne, de rester active et de préparer votre corps à l’accouchement.