Young couple running

La rigueur est de mise avec les plans d’entraînements, tant dans la planication que dans la réalisation des séances. Il faut toujours respecter des allures précises, et la montre est de fait devenue indispensable. Si nous ne le remettons pas en question pour certaines séances, quelques-unes ne pourraient-elles pas y échapper ? Ne serait-il pas possible de privilégier le ressenti, nos sensations au lieu d’avoir l’œil rivé sur l’écran d’une montre ? Autrement dit, pourquoi ne pas parfois oublier le chrono… 

PERMETTRE DE SE RÉGÉNÉRER 

Envie d’un moment à soi, d’une pause dans sa journée sans avoir à remplir des objectifs, ou encore fatigue ressentie… Un footing sans montre peut s’avérer de bon aloi, comme le confirme Michael Pillot, entraîneur à Poitiers (86) de plusieurs athlètes de niveau national. « Un jour où le coureur sent que la forme n’est pas au rendez-vous, je pense qu’il peut se passer d’une montre qui pourrait entamer la motivation. » La montre dans un tiroir, c’est aussi des yeux disponibles pour ce qui nous entoure. On peut ainsi se surprendre à (re)découvrir la nature sur un parcours d’entraînement familier, ou bien la ville où l’on habite. C’est l’esprit libéré qui a le temps de vagabonder…

DES SENSATIONS DANS SA POSTURE DE COURSE

Sans repère chronométrique, on peut se surprendre en termes de sensations. « Il m’arrive de pousser plus fort et aussi de terminer plus rapidement mes footings. Je redécouvre mon corps, souligne Matthieu, coureur de 34 ans qui s’offre une sortie sans montre par semaine, depuis un an et demi. L’expérience de se détacher du chrono, de ne pas se mettre de barrières me plaît beaucoup et je compte bien continuer », ajoute-t-il. Vanessa, trentenaire elle aussi, reconnaît « être plus à l’écoute de son corps depuis qu’elle a introduit des séances sans montre. »

TROUVER SON RYTHME EN S’ÉCOUTANT

Savoir s’écouter, c’est être attentif à soi. C’est courir en adéquation avec ses capacités du moment et c’est crucial si l’on veut durer. « Des facteurs identifiables remplacent la montre tels que l’essoufflement, le rythme cardiaque, ou la sensation musculaire », indique l’entraîneur Michael Pillot pour qui « tout ceci permet de ne pas devenir totalement dépendant de la montre et de ne pas tomber dans le surentraînement.» 

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