LE RAVITAILLEMENT

Vincent Lissorgues, 33 ans, responsable de rayon dans une grande surface de bricolage, Châtillon (92)
Première course : 10 km de l’Équipe, Paris (75), mai 2016

« Avant de prendre le départ de cette course, j’ai ressenti un peu d’appréhension mais surtout beaucoup d’excitation ! À vrai dire, j’ai commencé à sentir tout cela bouillonner en moi dès la veille en allant chercher mon dossard. Le fait que cette compétition soit mon baptême du feu me rendait à la fois fier mais aussi un peu nerveux car je ne savais absolument pas à quoi m’attendre… J’ai été marqué par le moment du ravitaillement, où il fallait slalomer entre les peaux de banane et d’orange qui se trouvaient par terre et jouer des coudes pour attraper de l’eau ! Au final, cette course était magique ! Notamment parce que j’ai largement atteint mon objectif personnel, en terminant la course en 48 min et 46 secondes. »

L’HÉSITATION

Ismael Karroum, 38 ans, journaliste à Charente Libre, Cognac (16)
Première course : 10,5 km du marathon de Jarnac (16), novembre 2014 

« À l’époque, je ne courais qu’épisodiquement. Je ne faisais presque plus de sport et je fumais comme un pompier. Le matin de la course, les premières questions sont arrivées : pourquoi me suis-je inscrit ? Est-ce une bêtise ? Suis-je débile d’avoir fait ça ? J’ai même hésité à venir jusqu’à la ligne de départ. Et puis, sur place, l’ambiance était si conviviale, il y avait tant de têtes que je connaissais que l’appréhension s’est dissipée. Au moment du départ, j’avais une énergie de malade ! Au final, je termine en 54 min, sachant que mon objectif était de faire… moins de 1 h ! J’étais sacrément fier de moi. Je me suis dit : “Punaise, je suis capable de faire ça !” 3 semaines plus tard, j’étais au départ d’un trail de 14 km. »

LES ENCOURAGEMENTS

Anaïs Guernet, 23 ans, étudiante, Chartres (28)
Première course : course du Souffle, Le Coudray (28), septembre 2015

« Ma première course était un 10 km. Je courais depuis le mois d’avril 2015. Avant mon départ, j’étais stressée et j’avais peur de ne pas réussir. Mais en fin de compte j’ai terminé le parcours en 1 h et 34 secondes. C’est beaucoup mieux que ce que j’espérais ! En passant la ligne d’arrivée, j’ai ressenti beaucoup de fierté et une très forte envie de recommencer tout de suite une compétition. En revanche, ce qui m’a surprise, ce sont les encouragements. Cela m’a fait énormément plaisir de les entendre car, dans la vie de tous les jours, je n’ai pas l’habitude d’être encouragée par des inconnus. »

UNE SATISFACTION PERSONNELLE

Adrien Chirac, 25 ans, animateur sportif, Besançon (25)
Première course : semi-marathon du Lion, Montbéliard (25), septembre 2016

« Pour cette première, j’avais choisi le semi-marathon du Lion avec à la clé une 321e place en 1 h et 41 min. Faisant du tennis depuis tout petit, je cherchais un moyen de me libérer du stress lié à la compétition. La course à pied m’a permis de m’aérer la tête. Du coup, je me sentais très bien lors de cette première course. L’objectif, qui était de se faire plaisir sans se fixer de barrière de chrono, était atteint. La ligne franchie, j’ai donc ressenti de la fierté d’avoir pu courir un semi-marathon dans un chrono correct et en ayant pris un maximum de plaisir de A à Z. »

AU BOUT DE MA VIE

Séverine Campora, 34 ans, vendeuse à Décathlon, Pau (64)
Première course : Féminine de Pau (64), avril 2013

« Lorsque j’ai retiré mon tout premier dossard pour cette course, c’était pour une raison : travaillant dans un magasin de sport, je voulais me montrer crédible. J’ai donc pris nerveusement le départ de ce 6 km. J’ai passé la ligne d’arrivée, complètement au bout de ma vie, en 98e position avec un temps de 32 min ! J’étais super contente mais également étonnée car j’avais tendance à me sous-estimer. Je me suis dit que je n’étais pas si nulle en fait ! »