© Leif Parsons

AVANT LA COURSE

BIEN REPÉRER LA COURSE

D’un point à un autre
La course commence à un point A et se termine à un point B. C’est le cas par exemple du marathon de Vannes, en Bretagne. Il fait partie des plus anciens marathons français. Le marathon de Paris, qui a eu lieu au mois d’avril, rentre aussi dans cette catégorie, avec un départ de la plus belle avenue du monde, les Champs-Élysées, pour une arrivée avenue Foch.

Aller-retour
La course commence dans une direction et revient à son point de départ, en empruntant le même parcours en sens inverse.

La boucle
Le départ et l’arrivée sont en général au même endroit : le parcours forme une grande boucle, ou deux (comme celui de La Rochelle). 

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LE JOUR DE LA COURSE

REPÉREZ LES ENDROITS STRATÉGIQUES
C’est surtout vrai pour les petites courses. Trouver le bon village, la zone du départ ou les dossards relève parfois du jeu de piste. Certes, les courses sont généralement bien indiquées, mais il peut arriver de tourner assez longtemps avant d’arriver au départ.

LA CONSIGNE
Puisque vous serez (de fait) chargé de l’intendance, l’endroit est forcément stratégique. Beaucoup de courses proposent une consigne à bagages, un endroit surveillé où votre coureur pourra déposer son sac avant de prendre le départ. C’est un service utile (voire déterminant), car il vous permet de déposer d’éventuels vêtements chauds juste avant le départ, ou bien des affaires de toilette, et de les retrouver à l’arrivée. Certaines épreuves proposent même un service de transport de sacs, si l’arrivée diffère du départ.

CONSEILS ÉLÉMENTAIRES
Perdre vos clés d’hôtel ou votre carte bleue peut réellement gâcher la fête. Vérifiez bien les sacs et toutes les fermetures. Prévoyez des doubles, utilisez éventuellement un cadenas et conservez la clé en lieu sûr. Marquez très clairement votre sac et inscrivez sur une étiquette votre nom, un numéro de téléphone et votre numéro de dossard.

PENDANT LA COURSE

Placé derrière les barrières, vous allez profiter du spectacle et surtout encourager votre champion. N’oubliez pas qu’il compte sur vous et qu’inconsciemment ça fait toujours plaisir d’être applaudi durant un effort. En tant que responsable du comité de soutien, votre responsabilité est importante. Faites-vous voir (et entendre) mais ne soyez pas trop voyant.

À faire
Applaudissez chaleureusement, criez, hurlez. Exprimez votre fierté ! Pensez à vos pancartes avec le nom du coureur, et n’oubliez pas les ballons. Prévoyez même les confettis, ça fait toujours plaisir un jour de fête (surtout trempé de sueur après 30 bornes de course…). Sur les pancartes, soyez bref, et soyez drôle mais pas lourd. Et n’hésitez pas à donner de la voix : « Ils sont pas fatigués, ils sont pas fatigués… », à répéter, encore et encore.

À ne pas faire
Ne restez pas figé, encouragez chaleureusement votre coureur. Les courses sont avant tout une fête, alors profitez-en. Inutile d’écrire au stylo-bille sur un grand panneau blanc, utilisez plutôt un gros marqueur ou carrément de la peinture. N’inscrivez pas des slogans impossibles à lire ou trop longs. Ne criez pas à votre coureur qu’il est en retard sur son objectif (grave erreur, sanction possible à l’arrivée).

SPECTATEUR, RESTEZ PRO !

  • Utilisez une pancarte, un marqueur permanent, de la colle ou des paillettes, pour fabriquer un panneau pouvant être lu facilement à une distance d’au moins 30 m.
  • Personnalisez votre panneau.
  • Il est plus facile de suivre votre coureur sur un marathon faisant un aller-retour ou une boucle. Essayez de trouver des points de passage qui vous permettent de vous déplacer vite.
  • Faites une liste des phrases d’encouragement personnalisées à crier dans la foule (et pas difficiles à comprendre, SVP : on ne peut pas penser et courir en même temps).
  • Pensez aussi à immortaliser ce moment historique. Il faudra prendre un cliché d’un sujet en mouvement (parfois rapide). Alors exercez-vous à l’avance.
  • Entraînez-vous à faire du surplace durant un long moment, et prévoyez tout l’équipement nécessaire.

SACHEZ DÉCODER LES BONS GESTES

  • Un poing unique levé au ciel : un geste assez volontaire avec une signification précise (très personnelle).
  • Les deux bras levés : signe de triomphe et de réussite (vous pouvez souffler).
  • Le doigt pointé vers son partenaire de course : il l’a fait.
  • Le V de la victoire : tout le monde comprend.
  • Les deux mains sur le visage : satisfaction, joie et incrédulité face à la réussite d’un tel défi.
  • La tête baissée : généralement le coureur est déçu de sa performance (attention danger, soyez concentré et attentif).
  • Le visage grimaçant : inutile de vous faire un dessin, n’insistez pas et laissez-le parler.
  • Le geste incompréhensible et multiple : sans doute votre coureur est-il encore en forme (bravo).
  • Le baiser sur le bitume : réservé au vainqueur (ou au pape).

L’APRÈS-COURSE

BIEN UTILISER LA COUVERTURE DE SURVIE
Sur les grands marathons internationaux, les bénévoles donnent généralement une couverture de survie en « Mylar » à l’arrivée. Ces couvertures très légères et dorées ont un côté argent et un côté or (à placer toujours vers l’extérieur).

1 : Façon robe

Enroulez tout simplement la couverture autour de vous, sous vos bras (utile pour se déshabiller en public).

2 : Le style jupette
Moins fréquent, mais plus élégant. Voilà une bonne option si votre torse est relativement chaud et que vos jambes sont frigorifiées. Ou si vous avez subi un petit accident de parcours.

3 : Façon cape
De loin la méthode la plus populaire. Il vous suffit de draper la couverture sur vos épaules, et de rabattre les deux coins avant devant vous en les tenant avec une main.

4 : En turban
Nous n’avons jamais réellement croisé d’exemples sur de vraies courses. Mais pourquoi pas, le style est à étudier.

SACHEZ RESTER DIGNE (PARFOIS)
Certains pensent qu’il est suffisant de porter sa médaille de finisher et de se pavaner le long du parcours en regardant les autres coureurs. Votre champion a eu sa médaille (peu importe le temps), il a bien le droit de la montrer et d’en faire profiter les autres (y compris les moins rapides). Sachez toutefois rappeler aimablement votre champion à l’ordre si le style est trop voyant (notamment avec la couverture de survie).

UN BRIN DE TOILETTE
Il est tout à fait possible de se débarbouiller après la course ; pour certains, c’est même indispensable. Vous pouvez oublier la salle de bains privative, mais votre coureur pourra tout de même faire un brin de toilette. Si par malheur rien n’a été prévu, alors abritez-le derrière une portière ou autre chose. Il pourra utiliser une bouteille ou des lingettes pour bébé pour faire une première toilette en attendant la chambre d’hôtel. Restez pro jusqu’au bout, et profitez-en pour lui rappeler d’enfiler des vêtements secs et propres.