EcoTrail
©Eco-Trail de Paris

Quelles sont les principales difficultés de ce trail ?

Ce qui rend la course difficile, c’est d’abord sa longueur. C’est une épreuve de près de six heures pour les meilleurs et de plus de huit heures pour la majeure partie des coureurs, ce qui fait qu’il faut avant tout avoir une bonne résistance physique et une bonne endurance de base… Ensuite la vitesse à laquelle elle se court rend la gestion difficile. C’est une épreuve qui laisse peu de répit et peu de temps pour récupérer et lever le pied. Enfin, le dénivelé pourrait paraître ridicule au regard des trails alpins, mais il s’avère particulièrement usant et cassant à la longue… Tous ces éléments obligent le coureur à être particulièrement économe de ses efforts et l’incitent à savoir bien gérer son énergie et son allure.

Y a-t-il une préparation particulière ?

Il faut suivre une préparation couplant un travail d’endurance assez important avec un bon développement de la vitesse sur parcours plat (il faut vraiment être à l’aise dans ce domaine pour bien tirer son épingle du jeu). En outre, il faut travailler les côtes courtes pour ne pas trop subir le dénivelé. Un entraînement spécifique est nécessaire pour bien appréhender cette épreuve assez particulière.

C’est un trail qui est placé assez tôt dans l’année…

Ce trail arrive certes tôt, mais on quand même près de trois mois pour bien se préparer, et c’est largement suffisant. Le principal problème vient plutôt de la récupération. Il faut arriver à bien encaisser l’épreuve en début de saison, car si on prépare mal ou qu’on gère mal une telle course, ou tout simplement si la récupération n’est pas suffisante, elle peut laisser des traces et peut entamer le capital pour le reste de l’année.

Cette course est-elle abordable et accessible à une majorité de coureurs ?

Elle reste à mon avis accessible à un grand nombre de coureurs, pourvu qu’on ait pris la peine de faire une préparation rigoureuse, avec notamment une sortie longue hebdomadaire. Dans ces conditions et avec un travail même relativement léger en vitesse en endurance durant le reste de la semaine, rien ne semble impossible. Et si l’on ne se sent pas de courir le 80, la formule des 50 kilomètres, ou même des 30 kilomètres, est un bon tremplin pour se lancer dans le grand bain dès cette année, et peut-être envisager le trail de 80 kilomètres pour 2016.

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