Courir seul, c’est courir quand on veut, sans contrainte, sans dépendre des autres. C’est vrai. Mais c’est aussi le risque de rentrer dans une routine tranquille au fil des semaines, de se laisser porter par la facilité. « Le groupe tire toujours vers le haut », explique ainsi Makis Chamalidis, psychologue du sport, spécialisé en préparation mentale et en team building. Or, quand on court seul, on ne bénéficie pas de cette dynamique de groupe qui pousse à progresser et à se dépasser. D’où l’intérêt de suivre des plans d’entraînement avec des objectifs précis pour encadrer la pratique. Ou de s’aider avec des applications qui permettent de suivre les sorties.

GARDEZ LE CONTACT

Courir en solo, ce n’est pas forcément être isolé. Vous n’avez pas de partenaire d’entraînement, soit. Mais vous avez tout intérêt à garder un contact étroit avec le monde du running en général et des coureurs en particulier. Pourquoi ? Comment ? Là encore, il s’agit de trouver de vrais boosters. En pratique, vous avez de multiples possibilités de garder (voire de créer) le contact. Inscrivez-vous à plusieurs sur une course (même si vous ne vous entraînez pas ensemble), surfez sur le Net et échangez avec les autres (réseaux sociaux, forums), y compris sur vos difficultés ou vos résultats. Ne soyez pas timide ! Vous serez étonné du soutien que vous recevrez de parfaits inconnus, passionnés comme vous.

VARIEZ LES SORTIES

Forcément, quand on court seul, la lassitude peut plus facilement s’installer. Surtout si vous parcourez invariablement la même boucle, à la même vitesse. Vous limiterez ce risque d’ennui en variant autant que possible les séances. Pour dynamiser les sorties et progresser, la bonne idée peut être d’inclure du fractionné. « Sans fractionné, on finit par stagner voire régresser, explique ainsi Jean- Claude Lanthier, entraîneur fédéral demi-fond et courses hors stade (CHS) »… et donc par s’ennuyer.

JOUEZ À FOND LA CARTE SOLO

S’entraîner seul, c’est se concentrer uniquement sur soi. Et c’est plutôt une bonne chose pour coller au plus près à son état de forme (et pas à celui du voisin). Du coup, pour être efficace, jouez à fond sur la modulation de vos sorties: sorties difficiles les jours où vous êtes au top de votre forme, sorties beaucoup plus cool si vous n’avez pas dormi une partie de la nuit…