Redéfinissez vos limites

Montrez à votre cerveau de quoi votre corps est capable

Vous pensez que vous avez décidé en toute conscience de votre vitesse de course aujourd’hui… Or, ce n’est pas le cas. à l’université du Cap, 2 groupes de cyclistes ont effectué des contre-la-montre par temps chaud et par temps froid. Le groupe qui a roulé sous la chaleur a enregistré des temps plus longs, mais les cyclistes ont ralenti leur allure bien avant que leur température corporelle n’augmente significativement. Ce résultat suggère que l’allure est déterminée par le cerveau à titre préventif. Comment parer à cela ? Courir à votre allure de course et plus vite par intervalles de 1 000 m est le meilleur moyen de montrer à votre cerveau de quoi votre corps est capable.

Faites le vide dans votre tête

Dure journée ? Une pause s’impose

Boostez votre performance en regardant L’Amour est dans le pré. Oui, vous avez bien lu. Ne plus « penser » pourrait vous donner un coup de pouce sur la piste. Lors d’une étude de l’université de Bangor, des sportifs ont effectué des séances de haute intensité après avoir soit regardé un documentaire de 90 min, soit résolu un problème difficile. Les réponses physiologiques des 2 groupes n’étaient pas très différentes les unes des autres, mais plus les sportifs étaient fatigués mentalement, plus ils avaient l’impression d’être fatigués physiquement. Le groupe qui a résolu le problème a abandonné 15 % plus tôt que le groupe qui a regardé le documentaire.

Esprit de compétition

Courez avec un ami pour puiser dans vos réserves

Des chercheurs de l’université de Portsmouth, en Angleterre, ont demandé à des cyclistes de rouler le plus vite possible sur une distance de 2 000 m pendant qu’un avatar qui les représentait roulait avec eux sur un parcours virtuel à l’écran. Ensuite, les chercheurs leur ont expliqué qu’un second avatar symboliserait les efforts d’un concurrent. Les cyclistes ont battu leurs « rivaux » avec une augmentation de leur vitesse moyenne de 1,5 % sur les dernières étapes. Ces résultats montrent que la compétition apporte de la motivation pour dire au cerveau de puiser l’énergie dans les réserves qu’il nous reste à la fin d’une course.

Reposez-vous

Évitez la fatigue mentale en récupérant correctement

Lorsque vous faites un entraînement intense, votre organisme sécrète des cytokines – des cellules du système immunitaire qui aident à réparer les lésions musculaires liées à l’activité physique. L’une d’elles, l’interleukine 6 (IL-6), pénètre dans le cerveau et modifie la biochimie de notre système nerveux. Des chercheurs de l’université d’état des Appalaches, aux états-Unis, ont découvert qu’un entraînement de haute intensité suivi d’une récupération insuffisante avait pour conséquence un taux élevé d’IL-6 dans le cerveau, entraînant une extrême fatigue. Dormez 8 h par nuit en période d’entraînement intensif et mangez sainement après vos séances (lire « J’ai faim ! », p. 172).

Force mentale

Soignez vos douleurs grâce à la pratique de la méditation

Selon une étude américaine, le fait de pratiquer régulièrement la méditation diminuerait de 40 % l’intensité de la douleur et réduirait de 57 % les désagréments liés à la douleur. Des images ont montré que l’activation du cerveau en réponse à la douleur diminuait grâce à la pratique de la méditation. Voici le secret : laissez libre cours à votre imagination et accueillez chaque pensée qui vient, mais sans vous attarder sur aucune d’entre elles. Suivez le cheminement de l’air qui entre par votre nez, faites attention à chaque picotement que vous ressentez et soyez à l’écoute de vos sensations.