4 conseils de pros : Benjamin Malaty

Vous les voyez sur les podiums à chaque course que vous courez, mais comment en sont-ils arriver là ?

2 juin 2018

Benjamin Malaty a commencé la course à 9 ans mais n’a couru son premier marathon qu’en 2012. Aujourd’hui il est tout simplement le meilleur marathonien français.

Club : U.S. Talence ; Records : Marathon : 2h12’00’’, Paris, 7 avril 2013, Semi-Marathon : 1h04’20’’, Reims, 16 octobre 2012, 10 km : 29’10’’, Rennes, 14 octobre 2011 ; Entrainement hebdomadaire : 11 sorties / 150 km

« je m’entraine 10 à 11 fois par semaine. Il y a 4 séances d’entrainements spécifiques qui vont être par exemple de la VMA, du fartlek ou encore du seuil. Le reste de l’entrainement c’est du footing sur de l’endurance fondamentale sur des allures pas trop lentes ni trop rapides, cela peut être aussi un footing très long. Il y a certains footings aussi qui vont servir à la récupération. Quand il y a une séance un peu dure dans la journée, il y a souvent un footing de récupération le soir voire le matin.  À tout ça on ajoute la récupération et la condition physique avec de la PPG (préparation physique générale). Je n’aurais pu faire que de la course mais j’ai choisi de travailler car la course à pied est un sport entre amateurisme et semi-professionnalisme. Les rémunérations de la part des clubs ne sont ni conséquentes ni fixes, il n’y a que les sponsors. En plus, j’ai fait des études et je ne voulais pas tout gâcher. J’ai quand même un contrat aménagé, un mi-temps qui me permet de partir de temps en temps. Je ne me plains pas, j’optimiserai peut-être un peu plus mes performances en ne faisant que de la course à pied mais c’est un pari trop risqué. De tout manière même en travaillant j’ai réussi à faire de bons résultats, donc cela prouve que c’est possible.

Les astuces de Benjamin :

Bien s’organiser : J’essaie de m’entraîner au maximum pendant mes pauses de travail, et de rester disponible pour ma vie de famille. On peut être efficace en course à pied avec des entrainements plutôt courts.

Récupérer vite et bien : Ça commence par l’hydratation, la nutrition et les étirements. Je me suis aussi équipé d’un appareil d’électrostimulation pour mieux récupérer rapidement.

Récupération au travail : Quand je suis assis devant mon ordinateur, j’essaie de prendre des positions pour m’étirer ischios et quadriceps et optimiser la récupération. Les étirements sont simples.

Objectifs et passion pour rester motivé : Je n’ai pas souvent de soucis de motivation car je suis passionné. Quand j’en rencontre, ce sont les objectifs qui me maintienne debout : des compétitions ou des performances. Le jour où l’on est moins bien, il faut se dire que c’est dans ces moments-là que la différence se fait.

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