Pourquoi conserver Nice comme ville de départ et ne pas tenter de changer de sens chaque année comme le Comrades Marathon en Afrique du Sud, entre Durban et Pietermaritzburg ?

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Pascal Thiriot : « L’idée d’inverser chaque année le site du départ est tout simplement irréalisable. D’abord parce qu’au départ les rues sont, au mieux, deux fois moins larges (niveau Palm Beach) et puis au retour sur Nice cela bloquerait les accès de l’aéroport. Donc c’est tout bonnement impossible. À un moment on nous a aussi soumis l’idée de faire la course de nuit comme à Bordeaux…mais franchement, quelle idée saugrenue étant donné la beauté de notre parcours du bord de mer ! »

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Maintenir la course, c’était une façon de montrer que la région se relevait des récentes intempéries ?

« D’abord, il faut dire que les intempéries n’ont absolument pas impacté le parcours. Elles ont touché les routes nationales mais pas le bord de mer. Ce n’était pas un problème de coup de mer. Cela étant, nous l’avons nous ressenti sur les inscriptions sur le dernier mois où elles ont baissé par rapport à d’habitude : 15 par jour par rapport à 45/jour habituellement. Les locaux nous ont bien suivi mais les coureurs nationaux ou internationaux ont pu être refroidis par ces événements alors que je le répète les intempéries n’avaient pas impacté notre parcours et qu’ailleurs, dans le département, des commerçants n’ont toujours pas pu rouvrir leurs magasins ».

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L’investissement des différents partenaires institutionnels dans cette épreuve se fait-il uniquement d’un point de vue financier ?

« Nous sommes avant tout soutenus par le conseil départemental des Alpes-Maritimes – c’est notre partenaire titre – ainsi que par les communes traversées qui sont nos partenaires institutionnels : Nice et Cannes bien sûr mais aussi les villes de Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-mer, Villeneuve-Loubet, Antibes-Juan-les-pins, Vallauris Golfe-Juan. Les villes mettent surtout à notre disposition leurs équipes de nettoyages ainsi que leur police municipale mais certaines nous aident aussi dans la logistique avec par exemple entre le Golfe de Juin et Cannes un cônage réalisé gratuitement sur 2,5 km ».

Quelles sont les améliorations éventuelles à apporter pour l’an prochain ? Quid de cette arrivée à Cannes qui embouteille une fois passée la ligne ?

« Je n’ai personnellement pas entendu parler de cela. L’arrivée sur la croisette fait 5 m de large et c’est suffisant. Bien sûr, si les coureurs une fois passés la ligne s’assoient en plein milieu, malgré nos 200m de dégagement, c’est un problème ! En dehors des aires de dégagement prévues à cet effet les trottoirs sont bondés mais là, franchement, nous n’y pouvons rien. Une modification à noter pour l’an prochain : c’est une boucle dans Villeneuve-Loubet où la maire souhaite que nous décalions de 3 rues notre passage afin de profiter d’une rue plus agréable remplie de palmiers. Au lieu d’impacter un pâté de maisons on en impactera trois mais c’est la volonté du maire. Nous voulons aussi développer la partie relais afin de booster encore plus le tissu local ».