Comment soigner vos blessures aux pieds ?

Notre médecin du sport, le Docteur David Popesco vous explique comment soigner vos douleurs aux pieds en renforçant leur résistance.

4 janvier 2017
© Matt Rainey

Fracture de fatigue, fasciite plantaire, morton ou tendinite de cheville, les blessures aux pieds sont nombreuses et fréquente chez les coureurs. Notre médecin du sport, le docteur David Popesco, apporte son éclairage pour soigner vos blessures aux pieds.

LES DIFFÉRENTES BLESSURES AUX PIEDS 

LA FRACTURE DE FATIGUE

Où ça fait mal ? Une douleur à l’avant-pied ou dans le talon, qui s’accentue durant la course et devient de plus en plus intense, est sans doute le signe d’une fracture de fatigue.

Que se passe-t-il ? Elle survient au fil des entraînements quand les capacités de reconstruction osseuse sont dépassées par la destruction osseuse.

Traitement : Voir un médecin immédiatement pour poser un diagnostic (via scintigraphie osseuse, IRM ou scanner). Pratiquer des sports dits « portés » (natation, vélo).

Pour l’éviter : Augmenter progressivement le volume d’entraînement (très important). Si pronation trop accentuée, essayer des semelles orthopédiques. Veiller aux apports de calcium et de vitamine D. Renforcer les membres inférieurs et les muscles profonds.

LA FASCIITE PLANTAIRE 

Où ça fait mal ? Une douleur en avant du talon (médio-pied), plus intense le matin au saut du lit, est le signe d’une fasciite plantaire.

Que se passe-t-il ? C’est une inflammation consécutive à un étirement du fascia plantaire, un tendon qui relie le talon aux orteils.

Traitement :

  • Repos du pied absolu.
  • Kinésithérapie.
  • Massages transverses profonds.
  • Massage du pied avec balle de tennis ou bouteille d’eau glacée.
  • Cross training.
  • Élévation de la cheville et étirement des mollets.
  • Semelles orthopédiques.

Pour l’éviter : Faites des étirements et renforcer vos mollets (voir exercices plus bas). Exercices de PPGPPS pour diminuer l’impact des foulées.

LE NÉVROME DE MORTON 

Où ça fait mal ? Une sensation de brûlure à l’avant du pied qui irradie vers les orteils est le signe du névrome de Morton. Des fourmillements ou une boule entre les orteils peuvent aussi être des symptômes.

Que se passe-t-il ? C’est une compression et un épaississement du nerf situé entre les orteils. Le phénomène est accentué par le port de talons hauts et/ou de chaussures pointues et serrées.

Traitement :  Arrêtez votre course si la douleur impacte votre foulée. Portez de chaussures de running et de ville suffisamment confortables et larges. Allez voir un médecin si la douleur persiste (infiltration ou chirurgie à envisager).

Pour l’éviter : Éviter les chaussures aux bouts pointus et aux talons hauts.

LA TENDINITE DE LA CHEVILLE 

Où ça fait mal ? La douleur généralement située à l’arrière de la malléole externe est au départ supportable et intermittente puis s’aggrave au fil des entraînements. C’est une tendinite de la cheville qui peut dégénérer en tendinite d’Achille.

Que se passe-t-il ? Un entraînement trop poussé peut engendrer une inflammation des 2 tendons qui courent à l’extérieur de la cheville.

Traitement : Reposez vous et appliquez de la glace pendant 15 min, 5 fois par jour. Étirez et massez vos mollets. Si la douleur persiste allez voir un médecin (kiné ou infiltration envisageables).

Pour l’éviter :  Faites des rotations de la cheville, des étirements des millets sur la pointe des pieds ainsi que des massages.

EXERCICES DE RENFORCEMENT POUR ÉVITER LES BLESSURES AUX PIEDS 

SQUATS SAUTÉS

Debout, les pieds écartés de la largeur des épaules, placez vos mains devant vous et fléchissez les genoux. En restant parfaitement gaîné, sautez aussi haut que possible en gardant le buste droit et en maîtrisant la réception. Faites 3 séries de 15 répétitions.

ÉTIREMENT DU MOLLET, JAMBE TENDUE

Tenez-vous debout face à un mur, sur lequel vous posez les mains au niveau du visage. Étirez la jambe droite vers l’arrière sans fléchir le genou, les 2 talons au sol. L’étirement est ressenti dans le mollet. Tenez la position 30 secondes et changez de côté. Faites 3 séries.

 

 

 

ÉTIREMENT DU MOLLET, JAMBES FLÉCHIES

Placez-vous face à un mur, sur lequel vous posez les mains. Reculez une jambe
de façon à ce que vos orteils se trouvent près du talon du pied avant. Gardez les jambes fléchies, les 2 talons au sol. Tenez la position 30 secondes et changez de côté. Faites 3 séries.

 

 

ÉTIREMENTS EXCENTRIQUES

 

Debout sur une marche (prenez éventuellement appui sur une chaise pour garder l’équilibre), laissez les talons dans le vide. Grandissez- vous puis redescendez lentement (comptez jusqu’à 10) les talons le plus bas possible. Faites 3 séries de 15.

MASSAGE DES MOLLETS

Assis par terre, les mains à plat sur le sol, un rouleau de massage sous la cheville gauche et la jambe droite au-dessus de la gauche, faites rouler le rouleau le long du mollet jusqu’au genou puis redescendez jusqu’à la cheville, 15 fois de suite. Répétez de l’autre côté. Trop difficile ? Faites l’exercice les 2 jambes tendues.

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Comment peut-on reconnaître les principales blessures au pied ? Il existe des éléments assez simples pour reconnaître les 4 principales blessures du pied. Tendinite d’Achille : la douleur se situe à l’arrière du talon, au niveau du tendon. Aponévrosite plantaire (ou fasciite plantaire) : douleur qui devient de plus en plus vive au niveau du talon … Continue reading Podologie : 3 questions à notre expert !

30 mars 2015
Pronateur ou supinateur ? Faites le test !

Comment peut-on reconnaître les principales blessures au pied ?

Il existe des éléments assez simples pour reconnaître les 4 principales blessures du pied.

  • Tendinite d’Achille : la douleur se situe à l’arrière du talon, au niveau du tendon.
  • Aponévrosite plantaire (ou fasciite plantaire) : douleur qui devient de plus en plus vive au niveau du talon et qui irradie vers la voûte plantaire. La douleur survient lors des premiers pas (au lever).
  • Névralgie de Morton : douleurs à l’avant du pied, généralement entre les troisième et quatrième orteils et qui s’intensifient avec la marche.
  • Fracture de fatigue métatarsienne : douleur localisée au niveau des métatarses et qui s’accompagne généralement d’un œdème.

Les chaussures sont-elles souvent en cause en cas de blessure ?

Les chaussures entraînent énormément de blessures chez les sportifs quand elles ne sont pas bien adaptées au sport et à la surface. Si on prend l’exemple du foot, le besoin en chaussure sera différent si le gazon est synthétique ou naturel, car les amortis ne seront pas les mêmes. Pour les coureurs, c’est la même chose. Les chaussures de route sont différentes des chaussures de trail ! Par ailleurs, tout dépend de la pratique. Plus elle est intensive, plus on doit se spécialiser et avoir une chaussure parfaitement adaptée à la nature du terrain.Le deuxième point important, c’est qu’il faut choisir une chaussure adaptée à son pied. Très souvent, les coureurs s’orientent vers des chaussures pour pieds supinateurs ou pour pieds pronateurs.

Or, si on n’a pas fait un examen clinique complet, il est impossible de savoir exactement quel type de pied on a ; d’autant que des différences d’appui peuvent apparaître entre le statique et le dynamique, les pieds se positionnant différemment. Seul un podologue peut à l’issue d’un examen complet déterminer si le coureur a besoin d’une supination, de semelles ou autre. Or quand on a une mauvaise statique (un déséquilibre), l’ensemble des muscles travaille mal, d’où des douleurs à plus ou moins long terme (tendinite, lombalgie…).

Un excès de pronation ou de supination influe aussi sur les tendons, qui sont alors trop sollicités et augmentent encore le déséquilibre. Le problème, c’est que l’on voit ces sportifs trop tard, quand la chronicité de la douleur rend la pratique impossible ou presque. C’est dommage. D’autant que quand le pied se positionne mal, c’est l’ensemble de la foulée qui est lésée. D’où une perte de performance(en plus des douleurs). Par exemple, en cas de pied valgus (pronateur), il y a un excès d’amorti et le pied s’affaisse. C’est très mauvais pour le sprinteur ! Au contraire, si un muscle travaille dans sa marge physiologique, on est beaucoup plus performant.

Quels soins de pied les coureurs doivent-ils pratiquer ?

La notion de pédicurie dans le sport est très importante. On ne s’en rend pas toujours compte, malheureusement. Si vous courez un marathon avec des ongles trop longs, par exemple, ils vont taper dans la chaussure et finiront par bleuir. Il est donc important de se sentir à l’aise dans ses chaussures. Ce qu’il faut retenir en matière de soin du pied, c’est que dès qu’on sollicite un peu son pied, on crée du frottement, d’où une hyperkératose. Les soins vont viser à réduire la corne. En revanche, il faut bannir les râpes et les pierres ponces car, quand le frottement est excessif, la peau en réaction développe un cor, un durillon. Le seul bon geste, c’est l’hydratation, qu’il faut réaliser au quotidien et avec une crème adaptée. Tout le reste (gommage, bain de pieds…), c’est du confort, et c’est fonction de chacun. Quant à la pédicurie chez un professionnel, elle doit être régulière, mais là encore cela dépend des besoins de chacun, d’une fois par mois à tous les cinq ou six mois.

Notre expert

  • Mickaël Bregmestre
  • Podologue du Sport
  • 118 rue de l’Ouest, 75014 Paris
  • 01 45 39 22 27

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28 mars 2015
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Indispensable. Central. Essentiel. Le pied est nécessaire à tous les mouvements de locomotion. Sans lui, point de marche, et encore moins de course. Le pied est une mécanique complexe composée de près de 26 os et 22 articulations (si on compte la cheville), auxquels il faut ajouter muscles et tendons. « Le pied a un rôle d’amortissement, d’équilibre, de stabilité et de propulsion, ceci grâce à sa structure osseuse, ligamentaire et musculaire qui fonctionne de façon unie et coordonnée », explique ainsi Jean-Michel Samper, podologue du sport (www.podologiedusport.fr). Mais le pied subit aussi de grosses contraintes, notamment lorsque l’on court. Il doit amortir la chute, subir l’impact, répercuter l’énergie, supporter notre poids de corps… et surtout maintenir l’ensemble du corps et du squelette en équilibre.

Plus encore, le pied joue un rôle crucial dans de déroulement de votre course, de votre foulée, de vos performances. Quelles est votre posture, votre position de course, quelles sont vos faiblesses musculaires, quel type de pied avez-vous ? Tous ces éléments (et bien d’autres encore) créent une synergie plus ou moins positive ou négative. Et, au final, cela vous rend plus ou moins disposé aux problèmes de pied.

Problèmes récurrents

Tous les coureurs ne sont pas égaux en matière de pied. Certains sont très sensibles aux ampoules, d’autres souffrent régulièrement d’ongles incarnés alors qu’une partie des coureurs doit composer avec un hallux valgus (c’est cette proéminence que l’on appelle plus couramment « oignon »). Même si ces petits et gros bobos ne peuvent rivaliser avec les blessures au niveau de la douleur, ce sont de vrais empêcheurs de courir tranquilles ! Car la moindre gêne au niveau des pieds devient vite difficile à supporter en plein effort. « J’ai sans arrêt des ampoules, se désole ainsi Laura, coureuse de trail depuis peu. Ça peut faire sourire à côté des pros qui affichent des aponévrosites plantaires ou des tendinites, mais franchement cela me handicape ! »

Ne prenez jamais à la légère les problèmes de pieds même s’ils vous paraissent a priori anodins, car ils peuvent avoir des répercussions ennuyeuses. Un hallux valgus, par exemple, peut devenir inflammatoire et dégénérer en bursite. Par ailleurs, à moins d’avoir une résistance à la douleur élevée, une simple petite ampoule peut largement nuire à la pratique. Du moment que l’on ressent une gêne ou une douleur au niveau du pied, la foulée est modifiée. Soignez vos petits bobos correctement, optez pour le bon matériel (chaussettes, chaussures) et n’hésitez pas à consulter, même pour des gênes mineures. Du moment que votre entraînement est mis à mal, cela vaut toujours le coup d’agir.

Quand la blessure s’invite

Les causes des blessures au niveau des pieds sont nombreuses. Mauvais entraînement, surentraînement, chaussures inadaptées, surmenage kilométrique, terrain trop dur ou trop instable… Bref, il serait vain de vouloir toutes les recenser. Sans compter qu’à côté de ces facteurs favorisants externes (sur lesquels on peut toujours essayer d’intervenir), il en est un autre qui peut tout à fait causer lui-même des problèmes (et qu’il est beaucoup plus difficile de changer !) : c’est votre pied lui-même. Pronateur, supinateur, plat, creux… ? Chaque type de pied porte en lui une certaine propension à développer telle ou telle pathologie. « Un pied pronateur a plutôt une tendance amortissante. Un pied supinateur sera plutôt dans les pathologies en rapport avec les chocs d’impaction », explique ainsi Mickaël Bregmestre, podologue du sport.

Dans tous les cas, pour être posé, le diagnostic tiendra donc compte de l’origine de la douleur (talon, par exemple, en cas d’aponévrosite plantaire), mais aussi du profil particulier du coureur, de sa façon de s’entraîner, etc. Ce n’est qu’à l’issue d’un diagnostic complet (incluant des examens complémentaires, comme une IRM par exemple) que le traitement pourra être mis en place. Quelle que soit la blessure, elle engendrera la mise au repos. Les blessures du pied sont-elles courantes chez les coureurs ? Oh oui ! Fractures de fatigue au niveau des métatarsiens, aponévrosites plantaires, tendinites d’Achille font partie de celles que les spécialistes voient le plus.

Les chaussures en ligne de mire

Les chaussures sont souvent pointées du doigt en cas de problèmes de pied, à raison. Si elles ne sont pas adaptées au pied et à la nature du terrain, c’est le risque de blessure qui augmente. Entre trop d’amorti et pas assez, c’est toujours un peu la balance à trouver.

« L’amorti va à l’encontre de la stabilisation et donc de la performance sportive, mais trop de stabilité entraîne des chocs d’impact, forts nocifs pour les articulations. Un amortissement trop important peut provoquer une grande instabilité du pied, pouvant à moyen ou long terme causer entorses ou tendinopathies », explique encore notre podologue, Mickaël Bregmestre.

L’usure est aussi à prendre en compte. Tout dépend de votre niveau d’entraînement, du nombre de kilomètres parcourus par semaine et de la semelle, mais sachez qu’il faut prévoir une nouvelle paire tous les 500 à 1 000 kilomètres, au risque qu’elles ne remplissent plus leur fonction d’amorti. Attention, l’usure n’est pas forcément très apparente.

Quand consulter ?

Les problèmes de pied peuvent générer par répercussion des douleurs au niveau des genoux, des hanches, du dos… Il ne faut jamais les négliger. Pire, une douleur au niveau des lombaires peut avoir pour origine un problème de pied, alors même que l’on ne souffre pas au niveau des pieds. Il est donc impératif de consulter un professionnel à la moindre douleur, qu’elle survienne pendant l’entraînement ou après, qu’elle soit lancinante ou pas, qu’elle soit supportable ou non. Lui seul pourra trouver l’origine réelle du problème. Plus la prise en charge sera précoce, plus vous vous éviterez le risque d’une blessure chronique ou de complications, beaucoup plus complexes à endiguer. Dans tous les cas, l’arrêt de l’entraînement va de pair avec une récupération optimale. Il conviendra aussi de déterminer les causes du problème pour mettre en place un traitement efficace et éviter la récidive : modification de la chaussure, port de semelle, modification de l’entraînement…

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27 août 2014

Si on doit définir un coureur par une partie de son corps, il s’agira bien certainement de ses pieds. C’est souvent par là qu’apparaissent les premières défaillances en courses, les premières blessures à l’entrainement et les vraies galères qui peuvent vous garder loin des chaussures de running pendant plusieurs semaines. Pour vous apprendre à prendre soin de vos pieds, nous avons posé 9 questions essentielles à un spécialiste afin qu’il nous explique ce que doit absolument savoir un coureur en matière de podologie.

Notre Spécialiste : Mickaël Bregmestre

Diplomé de l’Institut national de podologie à Paris et doté du certificat européen de podologie médicale et sportive, Mickaël Bregmestre pratique son activité au sein d’un cabinet situé dans le 14e arrondissement de Paris. Depuis toujours passionné de sport, il a pratiqué différentes disciplines sportives telles que l’athlétisme, le basketball ou encore le football. Cela lui permet d’appréhender les différentes pathologies et les problèmes liés à chaque sport.

La course à pied est-elle traumatisante pour les pieds ?

Oui. Un contact talon / sol pendant une randonnée de 6 km/h aura la même intensité qu’un séisme de 4 sur l’échelle de Richter ! De plus, lors d’une course de 1500 mètres, le coureur va frapper son talon entre 1150 et 1180 fois selon la longueur de sa foulée. Même si le temps d’impact est très bref (environ 0,2 seconde), cela ne diminue pas l’intensité.

Quelles sont les pathologies les plus courantes dues à l’impact ?

Les problèmes articulaires et toutes les pathologies associées, risques d’entorse, tendinites…

Faut-il avoir différentes paires de chaussures selon le terrain ?

D’après la troisième loi de Newton, pour chaque action il y aura une réaction identique mais de direction opposée. Donc le coureur qui va exercer une force d’impaction se verra renvoyer une force de réaction identique. Il est ainsi indispensable d’avoir la paire de chaussure adaptée au sol que l’on pratique. Celle-ci devra être amortissante sur terrain dur mais ne surtout pas l’être sur terrain mou.

Quand faut-il changer ses chaussures ? 

En moyenne on parle de 800 km ou d’un an. Au delà, la chaussure perd ses propriétés initiales et le risque de blessure peut augmenter. Si on pratique au moins trois fois par semaine, la durée de vie sera de 6 à 8 mois. Plus le modèle est léger et plus cette durée de vie sera diminuée.

La façon dont on court joue-t-elle un rôle ?

Oui ! Il est essentiel de connaître la nature de sa foulée (pronatrice/universelle/ supinatrice). Cependant, il est préférable de prendre des chaussures universelles, car bien souvent chaque pied peut avoir une correction différente. Ceci est dû à la complexité de l’équilibre du corps humain. Par ailleurs, un examen clinique complet chez un podologue est bien plus utile qu’une petite inspection des points d’usure de vos chaussures. D’autant que si les points d’usure sont trop importants, l’amplitude du geste technique, pendant la course, sera augmentée, ce qui peut aboutir à des pathologies tendineuses.

Faut-il prendre sa pointure habituelle ?

Mieux vaut prendre une pointure plus grande car le pied va gonfler pendant l’effort.

Que faire si on a des ampoules ?

Si l’ampoule est fermée :

  • A l’aide d’une seringue, aspirer le liquide sans déchirer l’ampoule.
  • A l’aide d’une autre seringue, injecter une solution d’éosine à 2%, qui est une solution asséchante.
  • Réaspirer le liquide.
  • Mettre un pansement type Compeed pendant trois ou quatre jours pour protéger.

Si l’ampoule est ouverte : 

  • Couper avec des ciseaux stériles la peau décollée.
  • Tamponner la plaie avec une gaze imprégnée d’éosine.
  • Appliquer un pansement type Compeed pour protéger.

Comment composer avec un hallux valgus ?

L’hallux valgus, plus communément appelé « oignon », est une déviation de la base du gros orteil vers l’extérieur, créant ainsi une déformation de l’avant-pied. Si l’hallux valgus n’est pas douloureux, il faut agir dans un premier temps pour limiter l’aggravation de son angulation, et notamment :

  • Eviter les chaussures trop étroites à l’avant et à talon trop haut pour les femmes.
  • Faire confectionner des écarteurs d’orteils sur mesure pour stopper l’avancement.
  • Effectuer des mobilisations du gros orteil pour limiter les rétractations ligamentaires.
  • Si l’hallux valgus est douloureux, il faut consulter un podologue qui pourra orienter vers le port de semelles orthopédiques pour décharger l’appui douloureux pendant l’effort. Dans les cas extrêmes, on peut consulter un chirurgien orthopédique spécialisé dans le pied.

Quels critères prendre en compte pour choisir ses chaussures ?

Le choix doit se faire en fonction de plusieurs critères :

  • Le poids du coureur
  • La fréquence d’entrainement
  • Le type de course

Par exemple, pour une pratique intense et/ou un poids inférieur ou égal à 80 kg, on prendra des chaussures de 300g chez l’homme ou de 250g chez la femme. Pour une pratique d’intensité moyenne et/ou un poids supérieur à 81 kg, on choisira des chaussures de 350g chez l’homme ou de 280g chez la femme. Pour les compétitions, il faut privilégier les chaussures de 200 à 250 g.

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18 décembre 2013

Portez les bonnes chaussettes.

Soyez sûr de porter une bonne paire de chaussettes faite de tissus tels que l’acrylique, CoolMax, ou de la laine. Ne portez jamais de chaussettes en coton car elles n’évacuent pas l’humidité, laissant des risques de gelures.

Réchauffer-vous avant de partir.

Vos pieds seront bien évidemment très froids au début de votre course. Pour éviter ce sentiment inconfortable lors de votre premier kilomètre, essayez de courir lentement et sur place pendant quelques minutes quelques minutes avant de partir, le tout chez vous. Gardez les pieds fléchis, sur vos orteils, pour garder une bonne circulation du sang dans vos pieds.

Utilisez deux paires de chaussettes.

S’il fait vraiment froid, vous pourriez avoir besoin de porter deux paires de chaussettes – un diluant (matière synthétique) en première couche et de la laine épaisse en deuxième. Le seul inconvénient de cette stratégie est que vous devez faire attention à ce que vos chaussures de course restent bien ajustées avec la couche supplémentaire.

Evitez les flaques d’eau et la neige.

Cela peut sembler logique, mais évitez un sol humide. Il peut sembler amusant de courir dans la neige pendant un petit moment , mais vos pieds seront mouillés et froids rapidement .

Choisissez les bonnes chaussures.

Par temps froid, prenez une chaussure de course avec aussi peu de maille que possible, car c’est là que le vent froid ou l’eau passent pour détendre vos pieds.

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7 juin 2013

Les zones d’appui de votre pied s’épaississent lorsque vous courez. Par exemple, des durillons se forment souvent au niveau du talon, ce qui signifie simplement que la peau se renforce par le biais de la kératose. Avant la course, veillez à ce que ces kératoses ne soient pas trop épaisses. Elles pourraient engendrer des brûlures, voire des ampoules profondes. A l’inverse, c’est-à-dire en enlevant toute la kératose, cela équivaudrait à courir pieds nus, donc totalement déconseillé. Trouvez le juste milieu !

Sachez également prendre soin de vos ongles. Trop longs, ils risqueraient de cogner contre le fond de la chaussure. Trop courts, des micro-arrachements pourraient avoir lieu.

Le jour J, dès le matin, appliquez de la teinture de benjoin sur tout le pied (nous reviendrons sur ses bienfaits plus tard ;p). Une heure plus tard, appliquez une crème anti-frottements. Plus votre pied est sec, plus la quantité de crème sera importante. Même topo si la distance du parcours rallonge.

Enfin, pour les plus fragiles, n’hésitez pas un instant à imiter les grands sportifs : appliquez des bandages épais sous le pied et les zones d’appuis. Votre pied s’en souviendra.

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6 mars 2013

Si, à première vue, une ampoule ne semble pas être un handicap majeur, sa présence ne passe cependant pas inaperçue lorsqu’il s’agit de courir. Car cette cloque peut facilement faire dérailler votre course. Précisément, l’ampoule provient d’un frottement au niveau de la chaussure ou d’une chaussette entraînant une irritation de l’épiderme. S’ensuit une brûlure puis la formation d’une bulle douloureuse remplie d’un liquide séreux. Heureusement, soigner une ampoule est beaucoup plus facile que de s’occuper d’une blessure du pied. « Il y a 3 facteurs qui favorisent l’apparition des ampoules : la pression, la chaleur et la friction, précise Mickaël Elbaz, podologue à Paris. Éliminez ces trois causes et vous éliminez les ampoules ! »

Inadaptées à la morphologie de votre pied, les chaussures peuvent favoriser l’apparition des ampoules. La largeur et la longueur sont essentielles pour limiter les points de pression.

Tout aussi important dans la formation des ampoules : les chaussettes ! Avant de courir, choisissez des chaussettes conçues pour la course à pied : ni trop épaisses, ni trop fines et sans coutures pour éviter de retenir l’humidité (donc exit le synthétique !). Certains coureurs à la sudation abondante utilisent des déodorants anti-transpirants avant une course ou des poudres comme du talc spécialement destinées à garder les pieds au sec.

En cas d’ampoules au pied, il est fortement recommandé de ne pas percer la bulle pour éviter les risques d’infection et de rendre la plaie douloureuse. Il existe maintenant des pansements hydrocolloïdes (ou du collodion riciné), contenant un produit cicatrisant qu’on applique pendant quelques jours.

Si celle-ci est percée, il est recommandé de désinfecter la plaie avec de la bétadine ou de l’éosine et d’appliquer un pansement. Essayez néanmoins de conserver la couche supérieure protectrice pour favoriser la cicatrisation.

Malgré toutes ces précautions, si vous observez des ampoules récurrentes au même endroit, il peut s’agir d’un déséquilibre de la structure. Il serait alors préférable de consulter un podologue.

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