Le mental en course à pied : 5 astuces pour repousser vos limites.

Pratiquer un sport d’endurance nécessite d’avoir non seulement un corps entrainé mais également un mental d’acier. « Un esprit sain dans un corps sain » comme le dit le vieil adage. Afin de vous aider à repousser vos limites Runner’s World France vous fournit 5 astuces de Mickaël Campo, docteur en psychologie du sport, pour renforcer votre … Continue reading Le mental en course à pied : 5 astuces pour repousser vos limites.

16 juillet 2014

Pratiquer un sport d’endurance nécessite d’avoir non seulement un corps entrainé mais également un mental d’acier. « Un esprit sain dans un corps sain » comme le dit le vieil adage. Afin de vous aider à repousser vos limites Runner’s World France vous fournit 5 astuces de Mickaël Campo, docteur en psychologie du sport, pour renforcer votre mental en course à pied.

1 – Ne pas anticiper la douleur

La peur d’avoir mal est une des sources les plus anxiogènes chez les athlètes de haut niveau. Parfois, cela les amène à ressentir des douleurs avant même d’avoir rencontré la situation qui est censée en être à l’origine. Ce sont les expressions physiques d’un stress psychologique. Un groupe de recherche aux États-Unis a clairement établi que les coureurs qui se pensaient capables de supporter les douleurs musculaires étaient plus performants que ceux qui s’en croyaient incapables. Pour faire partie de la première catégorie, « dédramatisez l’ampleur de cette anticipation, qui vous amène fréquemment à évaluer ces futures douleurs comme plus intenses et insurmontables qu’elle ne le seront« , explique Mickaël Campo. Revivez mentalement toutes les courses que vous avez finies, tous les challenges que vous avez relevés. Vous voyez bien que vous êtes fort!

2 – Tenir malgré la distance

Plutôt que de vous laisser envahir par le découragement, concentrez votre esprit sur quelque chose de rationnel : votre entrainement, votre performance, etc. Rappelez-vous pourquoi vous vouliez participer à cette course, pourquoi vous vous entrainez ainsi. « Avant la course, fixez-vous un objectif qui a du sens pour vous, qui vous rappelle pourquoi ce challenge est important pour vous. Faites appel à cet objectif autant de fois que vous vous trouvez en difficulté et, vous verrez, cela vous aidera à persévérer« , poursuit le Dr Campo.

3 – Franchir les difficultés

Si vous associez la douleur avec une pensée négative, vous aurez encore plus mal. Au contraire, quand vous êtes au creux de la vague, pensez positif ! « Les courses sont longues et le compétiteur a le temps de se parler intérieurement. C’est ce que l’on appelle le discours interne de l’athlète. Le pouvoir de la pensée est sans commune mesure et agit comme un coefficient de performance, amenant le coureur à réaliser des prouesses ! » Le pouvoir de la pensée positive est bien plus surprenant qu’on le pense habituellement. C’est même parfois une force incroyable. Concrètement, qu’est-ce que cela donne? Mickaël Campo répond : « L’idée est de réfléchir, avant la compétition, à un mot ou à une phrase que vous utiliserez sans cesse, du début à la fin de chaque difficulté (comme une côte en course). Ce mot ou cette phrase doit avoir un sens très fort pour vous, de manière à toucher votre motivation la plus profonde et vous permettre de franchir chaque obstacle. »

4 – Dépasser le mur

Christophe, qui court 2 à 3 marathons par an, connaît bien ce phénomène, habituel sur ce genre de distance. « La première fois, on abandonne ! La seconde, on se dit que çà va passer. » Se préparer permet de mieux gérer. Même chose avec la douleur. Savoir que la douleur est inévitable mais qu’elle va passer (en dehors de toute blessure, évidemment) est un excellent moyen de se donner la force de continuer. Pendant ces moments difficiles, le mieux est de se conditionner sur la foulée, se dire que chaque mètre franchi est un mètre qui rapproche de la ligne d’arrivée et donc de l’arrêt de la douleur. L’inconfort est ainsi temporaire, donc plus acceptable.

5 – Gérer l’épuisement sur une longue distance

Ne vous laissez pas happer mentalement par la douleur. Prenez-la comme une information (« mon organisme m’envoie un signal, c’est que j’ai parcouru beaucoup de kilomètres« ), mais sans qu’elle domine votre esprit. Détachez votre pensée du physique et concentrez-vous sur l’analyse : si cette douleur est là, c’est que vous êtes en train de parvenir à votre but, car on peut difficilement courir tous ces kilomètres sans aucun bobo. Si la douleur est inévitable, elle est aussi le signe que l’on est dans la performance, pas dans la balade ! « Une fois ce processus établi, une fois que vous aurez compris que vous êtes en train d’atteindre votre objectif, se distraire mentalement pendant cette période de fatigue peut vous aider à vivre ce moment-là en accéléré. Avec votre objectif d’arrivée en toile de fond, laissez votre esprit divaguer et se mettre en mode automatique, explique Mickaël Campo. Laissez votre objectif vous guider et votre esprit vagabonder et se distraire des sensations négatives. »

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