Courir après une blessure : mode d’emploi

Recommencer à courir après une blessure peut s’avérer compliquer. Runner’s World France vous explique comment ne pas bruler les étapes.

10 juin 2017

Quand on doit s’arrêter de courir à la suite d’une blessure, l’envie de rechausser les baskets est grande. Si grande, qu’elle peut parfois nous amener à précipiter les choses. Pourtant, la patience doit être votre meilleure alliée dans ce genre de situation, vous pourrez ensuite mieux recommencer à courir.

SI ÇA FAIT MAL, ON N’Y VA PAS 

Ce vieil adage, aussi évident qu’il puisse paraître, doit être suivi à la lettre. Tant qu’une douleur se fait sentir, et même si l’envie de courir est plus forte que tout, vous ne devrez pas vous laisser tenter. Attendez réellement d’avoir récupérer l’entière disponibilité de votre corps avant de recommencer à courir, ou vous risquerez d’aggraver votre cas. Une blessure aussi bénigne qu’une contracture musculaire (2 à 3 semaines de repos) peut très vite s’aggraver si elle est mal soignée. Vous risquerez alors de gâcher plusieurs semaines de préparation. De plus, votre corps pourrait avoir tendance à compenser et vous déclencherez alors d’autres blessures. Soyez patient !

IDENTIFIEZ LE MAL 

Même si vous avez entièrement soigné la conséquence, il vous faudra identifier la cause de votre blessure. Sinon, vous pourrez commettre de nouveau les mêmes erreurs et vous n’en sortirez jamais. Si il s’agit d’un traumatisme (chute, entorse, etc…) vous ne pourrez pas y faire grand chose. Travaillez le renforcement et la technique pour éviter que cela se reproduise, et soyez vigilent sur vos runs. A contrario, les problèmes plus chroniques peuvent venir d’un manque d’échauffement ou d’un mauvais matériel. Demandez conseil autour de vous si vous avez un doute. Pensez aux étirements, à l’échauffement, et assurez vous que vos chaussures vous correspondent !

REVENEZ TRANQUILLEMENT 

Lorsque tous les feux seront aux verts, et que vous pourrez enfin recommencer à courir, il ne faudra pas confondre vitesse et précipitation. Partez du principe que vous ne rattraperez jamais le retard que vous avez perdu dans votre préparation. Par contre songez au fait que, peut-être, cet intermède vous aura fait du bien. Vous aurez gagnez en fraicheur, en motivation et en expérience ! Pour votre retour allez-y tranquillement. Une période de transition d’une à deux semaines devra être envisagée. Au programme, des footings faciles, de la préparation physique générale (PPG), du renforcement musculaire doux, des séances d’assouplissements. Si vous voulez fractionner, privilégiez des fractionnés cours (du style 30-30 ou diagonales sur terrain de football) mais réalisez des accélérations progressives (attention aux changements brutaux de rythme). Préférez des terrains souples mais attention également aux instabilités.

ET SI ÇA NE PASSE PAS ? 

On le sait, le sport est un vecteur de bien-être. Ne pas en pratiquer ne doit cependant pas vous ruiner la santé. Profitez de ce repos forcé pour vous occupez de vous et de vos proches. Si malgré tout le besoin de vous dépenser se fait sentir, essayer d’identifier les sports que vous pouvez pratiquer en substitution. La natation ou les sports portés, tels que le vélo, peuvent être de bons remèdes dans certains cas. Si vous ne pouvez rien faire de tout cela. Prenez votre mal en patience.

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