Comment traiter les périostites ? Runner’s World vous dit tout.

Identifier les symptômes de la périostite Il faut être prudent lorsque l’on aborde les thématiques santé. Rien ne sert de s’alarmer à la moindre douleur, mais parfois un syndrome peut en cacher un autre. Une douleur au niveau de la zone tibiale n’est pas obligatoirement une périostite. Cette dernière peut en effet être confondu avec … Continue reading Comment traiter les périostites ? Runner’s World vous dit tout.

5 mars 2014

Identifier les symptômes de la périostite

Il faut être prudent lorsque l’on aborde les thématiques santé. Rien ne sert de s’alarmer à la moindre douleur, mais parfois un syndrome peut en cacher un autre. Une douleur au niveau de la zone tibiale n’est pas obligatoirement une périostite. Cette dernière peut en effet être confondu avec le syndrome des loges, un problème musculaire lié à une augmentation de pression dans une loge. Il faut alors songer à mesurer les variations de pression et éventuellement envisager une intervention chirurgicale. Les symptômes du syndrome des loges sont : des douleurs aux jambes, des sensations anormales au niveau des nerfs et éventuellement des faiblesses musculaires.

Des douleurs dans la partie inférieure de la jambe peuvent également être liées à une fracture de fatigue qui est bien plus sérieuse qu’une simple périostite.  Une radio de la zone est alors fortement conseillée pour éviter tout faux diagnostique. Cependant, il existe quelques indices pour vous aider à identifier une périostite.

Une périostite est souvent plus étendue qu’une fracture de fatigue. Passez votre doigt tout le long de votre périoste (membrane qui entoure le tibia) et si vous arrivez à définir une zone précise de douleur aigue ceci est un signe de fracture de fatigue. De plus, les fractures de fatigue, sont le plus souvent, moins douloureuses le matin car les os se sont reposés pendant la nuit. Les périostites sont, au contraire, plus douloureuses car les tissus se raidissent pendant la nuit.

Les causes fréquentes de périostites

Il peut y avoir de nombreux facteurs responsables de périostites comme une surpronation, des étirement inadaptés, de mauvaises chaussures, ou des contraintes réparties sur une seule jambe durant la course (comme une route courbée, ou de courir dans le même sens sur une piste). Bien souvent, une seule jambe est concernée et il s’agit de la jambe forte du coureur : un droitier est généralement plus touché à la jambe droite.

Comment traiter une périostite ?

  • Les spécialistes s’accordent sur une chose, lorsqu’une périostite se déclare, vous devez stopper votre activité physique, ou, du moins, réduire fortement votre charge d’entrainement. Le glaçage est la première étape afin de calmer l’inflammation.
  • Des étirements légers du tendon d’Achilles et du mollet peuvent aider à soulager la douleur. Vous pouvez également essayer cet étirement : à genoux sur un tapis d’étirement, les genoux et chevilles resserrés et les doigts de pieds pointés vers l’arrière, vous descendez en douceur pour venir vous asseoir sur vos mollets en poussant vos chevilles vers le sol jusqu’à sentir une légère tension dans les muscles antérieurs de votre tibia. Maintenez la position 10 à 12 secondes, relâchez et répétez plusieurs fois.
  • Vous pouvez marcher sur vos talons pendant 30 secondes puis alterner avec une marche normale pendant 30 secondes. Répétez 4 fois. Cet exercice est excellent pour soigner les périostites mais également pour les prévenir. Essayez alors de l’exécuter 3 fois par jour.
  • Si vous souhaitez malgré tout continuer à courir, strappez vous la jambe, en partant de la cheville pour aller jusque sous le genou (attention à ne pas trop serrer non plus…). Continuez jusqu’à ce que la douleur disparaisse complètement. Cela peut prendre de 3 à 6 semaines.
  • Essayez les entrainements croisés pour laisser votre périoste récupérer tranquillement. Privilégiez alors la natation ou le vélo.
  • Quand vous reprenez l’entrainement, allez-y progressivement. Augmentez votre kilométrage lentement, pas plus de 10% par semaine.
  • Assurez-vous que vos chaussures correspondent à votre pratique, à votre morphologie et à votre foulée, attention notamment aux pronateurs. Pensez à avoir deux paires différentes et à échanger entre les deux afin de varier les contraintes sur vos jambes.
  • Evitez, tant que faire se peut, les surfaces dures, puis réintroduisez-les progressivement.
  • Si vous courrez sur des routes à fortes courbures, revenez dans le même sens qu’à l’aller. De la même manière, sur piste pensez à changer de sens de rotation.

En espérant que tous ces conseils vous seront bénéfiques. Ils ne remplacent, bien évidemment pas un avis médical, si les douleurs persistent, pensez à consulter rapidement.

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