Laury Thilleman

Laury Thilleman cultive la surprise. Sportive depuis son enfance, l’ancienne Miss France est adepte des efforts extrêmes.

16 novembre 2017
Laury Thilleman à la Spartan Race 2016

Pourriez-nous vous raconter vos débuts en course à pied ?

Je me suis mise à la course à pied il y a longtemps avec mon papa. Je crois que j’avais 6 ans lors de mon premier cross. L’addiction est arrivée très vite, je me suis lancée dans l’athlétisme, les triathlons, … pleins de petits défis comme ça entre amis ou avec mon père. Et ma mère qui courait aussi beaucoup bien sûr !

Vous vous entraîniez quand vous étiez Miss France ?

Moins, parce qu’on a moins le temps évidemment. C’est davantage après que je me suis réellement remise à des épreuves et des challenges un peu fous. Avant, j’étais en Bretagne, je faisais du surf, je courais un peu. J’avais plutôt des entraînements basiques. Je pensais moins au sport, alors qu’aujourd’hui c’est une vraie addiction.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de continuer ?

J’ai toujours aimé courir. C’est comme si j’avais une carotte au bout et qu’il fallait que j’aille la chercher quoi qu’il arrive. Au départ on se dit : « Je ne vais jamais y arriver » et puis les premiers kilomètres passent et après on se sent voler. C’est cette sensation la qui m’anime et qui m’aide à me dépasser. Je vais sur mes 25 ans et j’ai encore pleins de nouveaux challenges en tête. Je viens de décrocher ma qualification pour les championnats du monde de Spartan Race au Lac Tahoe (Etats-Unis) en octobre.

Quel est votre type de course ?

Oui, je ne suis pas du tout marathon. J’ai un genou en vrac donc il me faut des terrains un peu souples. Le goudron ça ne me va pas du tout. Il me faut des terrains naturels et de préférence avec des obstacles. Les Spartans, ça a été une vraie révélation.

Qu’est-ce qui vous plait dans ces courses ?

On se fait mal, on se salit, on crie, on n’est pas les uns contre les autres, on est tous unis dans l’effort, dans la difficulté, et ça c’est incroyable. Il y a une telle atmosphère ! Aujourd’hui on est partis sous la pluie, on était trempés, on s’est pris une douche froide dès le départ et pourtant c’était magique.

Un souvenir vous revient de toutes ces années de course à pied ?

J’ai le souvenir de mon père qui est là, qui m’encourage, qui me dit de respirer, de ventiler. Il est toujours là à me parler, à me dire que c’est bien, que je suis sa fille et qu’il est fier de moi. Encore aujourd’hui, sur des courses comme la Spartan, il est présent et m’aide à me dépasser. C’est un ancien militaire et commando marine donc il fait ça les doigts dans le nez, même à 51 ans.

C’est cet exemple que vous suivez ?

Mon père, c’est un peu mon héros. Je me dis qu’à ma façon, j’ai envie de devenir une héroïne comme lui. Il est tellement fort et toujours positif même dans l’effort. Je n’ai jamais l’impression qu’il souffre alors que moi… Du coup j’aimerais trouver la facilité qu’il a dans les épreuves qu’on affronte tous les deux.

C’est ce que vous cherchez quand vous courez, vous dépasser ?

Je pense à ce qu’il y a eu bout. Je pense à être fière de moi et je cours souvent pour ma famille. Je pense à mon petit frère, ma petite sœur, ma maman et je me répète : « Je veux qu’ils soient fiers de moi ». La course à pied, ça m’apporte de la liberté, de l’évasion et le dépassement, c’est que l’on vient tous y chercher non ? 

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