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Né en 1983, l’Américain Anton Krupicka est une véritable icône de l’ultra-trail. Un look reconnaissable – barbe et cheveux longs –, une approche minimaliste de la course, qu’il pratique souvent torse nu, vêtu d’un simple short, sans GPS ni poche à eau. Son style de vie freestyle – il voyage régulièrement dans son pick-up – séduit autant qu’il déroute, lui qui ne s’impose aucune séance d’entraînement, loin des standards protocolaires suivis par les athlètes de son rang. Et pourtant, il a engrangé un nombre impressionnant de victoires aux États-Unis, trustant les plus grandes épreuves, de la Leadville Trail 100 à la Miwok 100K Trail Run, en passant par la Estes Park Marathon. Voici quelques verbatims pour découvrir l’autre monde d’Anton Krupicka.

Sublimer ses émotions

« J’adore cette sensation de voler de l’autre côté du col avec la brise dans mes cheveux, des petits cailloux dans mes chaussures, les cuisses qui brûlent, les branchages qui me fouettent le visage et quand, finalement, complètement épuisé, il n’y a rien de mieux que de quitter ses chaussures et de juste s’asseoir. Juste se reposer un instant. La course à pied aiguise la sensation d’être en vie et sublime les émotions. »

Cool attitude

« Financièrement, j’ai toujours eu peu de besoins et mon mode de vie m’a toujours permis de me débrouiller sans beaucoup d’argent. J’ai ainsi passé plusieurs mois à vivre volontairement dans mon pick-up (…). Les gens sont habitués à un certain style de vie et ne remettront jamais ça en cause jusqu’à ce que les glaciers fondent et les ours disparaissent. Il faudrait se recentrer sur la nature et donner enfin une valeur au vivant. »

Son hygiène de vie

« Je ne suis aucun régime alimentaire. J’essaie dans la mesure du possible de manger beaucoup de fruits et légumes, souvent achetés chez les agriculteurs locaux, mais j’ai vraiment tendance à manger beaucoup de glucides et de sucres lents comme des pâtes, des muffins, voire des biscuits et même de la pâte à tartiner sur les tortillas. »

L’entraînement comme voyage

« Jamais quelqu’un ne me dira comment je dois courir. C’est plus un voyage personnel qu’un but à atteindre, donc, évidemment, un coach n’a pas sa place dans cette approche. Je ne fais par exemple pratiquement aucun étirement. Mais comme, depuis peu, je me suis rendu compte que ça permettait de maintenir une certaine élasticité dans mes jambes, alors je m’y colle… quelquefois. »

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