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© ASO/E.Vargio

Quiconque ayant déjà participé à une course sur route a fait l’expérience du ravitaillement. Et il y a de quoi s’y perdre face à toutes sortes de boissons multicolores et d’aliments parfois surprenants. Alors, comment faire les bons choix en matière d’hydratation et d’alimentation ? Grâce à nos conseils, vous éviterez la panne sèche et pourrez performer en course à pied et dans tous les sports d’endurance.

QUAND SE RAVITAILLER ?

Durant la course, et selon l’intensité de l’effort, l’organisme va perdre entre 0,75 et 1 litre d’eau par heure, « jusqu’à plusieurs litres pour certains ». Une perte d’eau qui est essentiellement liée à la transpiration. C’est ce phénomène de thermorégulation, pas toujours très agréable mais indispensable, qui régule l’élévation de la température corporelle et qui nous permet de soutenir un effort long sans risque d’hyperthermie.

« Sur un marathon, il ne faut rater aucun ravitaillement en eau. Le premier, le plus souvent éludé, est pourtant l’un des plus importants, car il conditionne le reste de la course », explique Marie-Caroline Savelieff, diététicienne et nutritionniste du sport. Mais tout dépend également du niveau, du type d’épreuve et de la météo : « D’une manière générale, l’hydratation commence avant même le départ de la course (boisson d’attente ou eau faiblement glucosée), puis il faut boire régulièrement toutes les 20-25 min.

Le ravitaillement énergétique lui commence à partir d’une heure d’effort, peu importe la distance. » Les conditions météo – chaleur, humidité – vont aussi jouer : « Si les pertes en eau et en sel sont plus importantes du fait des conditions extérieures, il faudra alors revoir à la hausse sa consommation d’eau et utiliser une éventuelle boisson de l’effort. »

Tout dépend aussi du niveau du coureur : « Si l’on boucle un marathon en 5 h, on peut se poser la question du sac d’hydratation, car le temps passé entre chaque ravitaillement sera très long. Mais courir avec un poids supplémentaire va aussi augmenter la fatigue. Un marathonien valant 3 h 15 pourra se contenter des ravitaillements d’eau et d’une absorption régulière de gels énergétiques toutes les 40-50 min. » 2 gels de 20 g chacun sont équivalents à 1 bidon de 600 ml de boisson énergétique.

QUEL RAVITAILLEMENT ?

Si le corps assimile toujours plus vite les liquides que les solides, tous les liquides ne sont pas pour autant utiles. Entre un soda trop sucré, un jus de fruits ou une eau minérale, l’assimilation et les effets ne seront pas les mêmes : « Une boisson sucrée, gazeuse ou des jus de fruits peuvent provoquer des problèmes de digestion. La vidange de l’estomac se fait aussi moins vite, l’assimilation est donc moins efficace, voire annihilée », selon notre nutritionniste.

Les boissons isotoniques constituent une option intéressante, car elles sont énergétiques et renferment la même quantité de glucides, d’eau et de sodium que dans le sang, ce qui favorise l’assimilation de ses constituants. Dans l’absolu, un marathonien entre 3h et 4h pourra même remplacer ses gels énergétiques par des boissons isotoniques (rarement proposées lors des ravitaillements).

L’apport en glucides, sels minéraux et sodium est tout aussi important que l’hydratation, surtout à partir d’une certaine durée d’effort. Les gels énergétiques sont les plus intéressants, « car ils contiennent le nécessaire à l’effort d’endurance comme le maltose, le fructose, le glucose, le sodium et les vitamines B. Et en juste dose. »

©ASO/G.Demouveaux

UNE RAVITAILLEMENT SOLIDE OU NON-SOLIDE ?

Tout dépend de la durée de la course et du type d’épreuve : « De toute façon, pour qu’une alimentation solide se fasse correctement et soit bien assimilée, il faudra diminuer l’intensité de l’effort. Le corps ne peut pas soutenir un effort important tout en digérant de façon optimale. » Pour un trail, il faudra d’abord s’arrêter ou du moins diminuer l’allure : « On mange plutôt dans les montées, et on boit dans les descentes, selon la formule consacrée du traileur. »

À partir de 4 h 30-5h d’effort, il faudra de toute façon s’alimenter sous forme solide en privilégiant des aliments à index glycémique élevé, et « en prenant son temps pour soulager l’estomac ». Privilégiez des aliments glucidiques (soupe de vermicelles, boulettes de riz bien cuit dans du bouillon en cube, pour le sel), et aussi des protéines (jambon maigre, poulet, oeuf) pour les distances très longues. Les barres de céréales énergétiques sont aussi conseillées mais prises en micro portions. Une alimentation solide et salée permet aussi de changer des aliments sucrés et liquides. Car après 5h de course, une sensation de dégoût peut se faire sentir.

COMMENT SE RAVITAILLER ?

Vous devez vous exercer à boire (et à manger). La sortie longue est généralement le bon moment pour tester vos gels et boissons énergétiques. Entraînez-vous à attraper les gobelets d’eau au vol et à boire en courant sans vous étouffer, en régulant votre respiration. Notre conseil : sur un parking, placez vos gobelets sur les toits des voitures à intervalle régulier. Quant aux gels énergétiques, à vous de choisir les goûts qui vous conviennent. La meilleure façon de les assimiler est de prendre un peu de gel dans la bouche juste avant le ravitaillement, de boire une gorgée d’eau, puis de mélanger dans votre bouche. L’eau et le gel passeront ainsi plus vite dans le sang.

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