Marathon de Venise 2016 : entre histoire et avenir !

Le pont du Rialto ou celui des soupirs seront réservés à votre promenade d’après course. Cependant, 14 de leurs confrères vous attendent le long du grand canal vénitien. Ces derniers sont groupés sur les trois derniers kilomètres du Marathon de Venise, « pour votre plus grand plaisir ». Pour être succinct, un parcours à rebondissements… Marathon de Venise : … Continue reading Marathon de Venise 2016 : entre histoire et avenir !

15 novembre 2016
© Jean Magnol

Le pont du Rialto ou celui des soupirs seront réservés à votre promenade d’après course. Cependant, 14 de leurs confrères vous attendent le long du grand canal vénitien. Ces derniers sont groupés sur les trois derniers kilomètres du Marathon de Venise, « pour votre plus grand plaisir ». Pour être succinct, un parcours à rebondissements…

Marathon de Venise : un parcours historique

Cet événement à taille humaine et organisé avec soin vous transportera depuis la terre ferme et la villa Pisani à 25 kilomètres de la ville de Venise jusqu’au coeur historique de la cité. Un départ à 9h30 et un premier semi-marathon rapide qui longe la rivière  de la Brenta, accompagné de ses demeures palladéennes érigées par quelques nobles comme maisons secondaires pendant le XVIIe siècle vous conduit jusqu’à la ville de Mestre, porte d’entrée vers l’émerveillement. Quelques kilomètres dans le parc San Guiliano, cocon vert qui abrite le retrait des dossards, et devant vos pas aériens se dresse le pont de la Liberté – un ouvrage de 4 kilomètres qui joue malicieusement avec votre état psychologique. Cette ligne droite, seule porte d’entrée non-maritime de Venise, ouvre notre regard sur le charme unique de cette métropole construite sur une centaine d’îles et parcourue par autant de canaux. C’est à cet instant précis qu’une sensation mêlant enchantement et fatigue musculaire vous envahit petit à petit.

Un dernier pont musical et puis s’en va

Les premiers ponts vous ouvrent la cage thoracique, votre rythme cardiaque s’accélère à chaque dénivellation et accentue votre affaissement. Pour s’opposer à cela, une vision du canal de la Guidecca éblouissante pour traverser une passerelle flottante installée spécialement pour l’occasion donne à chacune de vos foulées une énergie insoupçonnée. Quelques minutes plus tard le majestueux palais des doges ajoute à un tour magique de la place Saint Marc et ses deux tours de Granit vous redonne un sourire béat que les marathoniens connaissent parfois en course, cet état d’abandon où vous pouvez ressentir chaque partie de votre corps, chaque mouvement respiratoire tout en acceptant une part de détresse. Les derniers ponts avalés au son des musiciens longeant le parcours et des encouragements du public, la Riva del Sette Martiri se présente comme ligne d’arrivée fière et salvatrice. Plus que quelques centaines de mètres, un dernier pas et le but est atteint. 42,195 kilomètres après un coup de feu collectif, chaque visage franchissant la ligne respire le soulagement et un taux d’endorphine à son zénith. Quelques concurrents se tombent dans les bras, d’autres se mettent les mains sur les genoux, certains s’assoient et voient les bénévoles leur déposer sur les épaules une couverture accompagnée de quelques mots de félicitations. Cette atmosphère d’accomplissement est encore plus palpable à Venise car la zone d’arrivée relativement réduite vous permet d’échanger quelques mots, de croiser des regards et ainsi de partager sur ce sentiment de plénitude d’après course.

Un marathon joignant histoire et échanges humains !

Par Jean Magnol

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